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La réalisation de grands travaux au niveau de la Pointe de Espagnols est l’occasion d’essayer de faire un point sur les nombreuses descentes anglaises.

En fait cela a commencé dès le 11ème siècle, si on considère que la période précédente était plutôt celle des normands, vikings… De toutes manières il ne reste rien.

Cela a commencé bien avant la guerre de 100 ans avec les relations familiales complexes entretenues par les seigneurs  Bretons avec les Anglais d’un côté et les Français de l’autre. 

De cette période il reste le souvenir de la construction d’une forteresse par les Anglais au bout de la presqu’île et un dernier débarquement au début du 15ème siècle. La seule trace est le nom de Lamzoz donné à la falaise de Camaret où ils se sont trouvés acculés. 

Les guerres de religion ont été l’occasion d’une autre descente réalisée avec succés fin 1594 dans des conditions qui ne sont pas très différentes de celle de 1694. 

Dans les deux cas le débarquement a eu lieu en baie de Camaret avec des forces considérables. L’objectif était le même : occuper la pointe pour bloquer l’accès au port de Brest.

La différence fondamentale vient du résultat:

en 1594 les envahisseurs franco-anglo-hiollandais ( =protestants) ont réussi à anéantir le corps expéditionnaire espagnol (= catholiques). 

en 1694 les anglo-hollandais n’ont pas réussi à prendre pied sur la plage de Trez Rouz. L’affaire a duré quelques heures.

Entre les deux il y a 100 ans, un peu plus de 3 générations.

Il est probable que les anciens avaient encore en 1694 le souvenir des récits de leurs parents et grands parents quand ils évoquaient le débarquement et l’occupation  de leur territoire pendant plusieurs semaines ou mois.

Si le nombre des soldats impliqués en 1594 varie selon les chroniqueurs, on a en gros 10 fois plus de soldats que de paysans, ce qui laisse forcément des traces dans la population locale.

Cela peut expliquer pourquoi les paysans de 1694 se sont rués en masse à Trez Rouz, mal habillés, sans armes, pour défendre leurs familles, leurs biens… Il est regrettable que leur participation ait été oubliée.

Avec eux il y avait la milice formée essentiellement de gens du Pays Bigouden. Ils n’avaient peut-être pas le choix mais l’affaire s’est déroulé moins de 20 ans après la révolte des bonnets rouges (1675), qui a laissé beaucoup de traces dans le pays bigouden; curieux quand même.

Il est prévu deux pages seulement en espérant que l’on pourra en mettre plus : pendant la bataille et après.

25-11  Pendant la bataille

26-11  Après le bataille

25-11   Pendant la bataille

On a donc une presqu’île qui ne devait pas compter beaucoup plus de 400 à 500 habitants, femmes et enfants compris. 

Arrivent les Espagnols, 400 soldats plus probablement des auxiliaires : charrons mais aussi cantinières, lavandières…Il fallait les loger et les nourrir. On est en novembre; il faut prednre dans les réserves.

L’armée protestante est 10 fois plus nombreuse; ici le nombre varie mais on est probablement dans un facteur 10. Ici aussi il faut nourrir, loger, blanchir….

Les guerres de religion sont riches en récits atroces. Il n’ y a aucune raison pour que cela se soit bien passé à Roscanvel et on sait que la manoir de Quélern a été détruit à cette occasion.

26-11   Après la bataille

Après le départ des troupes protestantes, dont on ne sait rien, il a fallu reconstruire. 

La grange du manoir prteait la date de 1605 et la maison desRaoul, rue des Ramparts, est de 1613. L’église de Roscanvel a été également en partie reconstruite mais plus tard. 

Peut-on faire un inventaire des dates sachant qu’il y a eu obligatoirement des récupérations de pierres datées comme il y a eu des récupération  de portes?

Notre cheminée a exactement les mêmes dimensions que celle du manoir à ceci près qu’elle est en bois en non pas en pierre. Qu’en est-il des autres cheminées anciennes?

La pièce principale a aussi les mêmes dimensions or ce sont les voisins qui participaient à la construction des maisons, granges, crèches…

Il a fallu aussi se nourrir, ce qui veut dire fare cuire du pain et donc avoir des fours à pain. Il y a probablement quelques uns qui ont été démolis et il a fallu les reconstruire à la hâte. Il y en a eu deux à Tregoudan dont un visiblement bricolé. L’un des deux a-t-il été construit à cette époque?

Pourtant dès février 1600, 5 ans seulement après la bataille, Yvon Palud échangait des terres à Kervian. La vie avait donc repris son cours normal.

Un point semble acquis : le découpage parcellaire n’a aps beaucoup changé et il n’y a aps de trace évidente dans le nom des parcelles. En 1694 il n’y a aps eu non plus de grand changement à part les parcelles appelées « ar marquis » à Kerellot. 

Le remplacement de liors par Jardin au manoir de Quélern et à Tregoudan est peut être aussi une conséquence de 1694.

Autant de questions qui vont permettre de remonter dans le temps.