Version 5.0_Page 00-11_avril 2020

Le projet  

Le projet a été conçu autour de quelques 300 documents divers et variés, conservés scrupuleusement par Thérèse Laé dans une caisse en bois (en fait il y avait aussi deux petites caisses pour les plus récents).

Que peut-on faire de caisses pleines de vieux papiers?

Les lire au hasard, en s’étonnant de leur contenu? Essayer d’en tirer une histoire?

Finalement c’est un problème de voisinage, qui nous a amenés à fouiller dans la caisse.

Reconstruisons Ty Bian

Au début des années 70, il y a donc près de 50 ans, Édouard et Émilienne ont souhaité avoir une maison de vacances différente de celles des grands parents.

Fallait-il construire une nouvelle maison près du bourg de Roscanvel, ou réhabiliter une vieille maison ?

Le choix s’est finalement porté sur une maison située dans le village de Trégoudan, qui était inoccupée depuis plusieurs années. En fait il s’agissait de deux pentys, disposés à angle droit, avec un morceau de pignon en commun. Le penty faisant face à la route a porté un moment le nom de « Ty Bian », d’où le nom retenu pour le projet ;.

Des problèmes de voisinage sont survenus rapidement en raison de la perte du jardin après le remembrement de la commune de Roscanvel. Pour accéder à la cour arrière, sans traverser la maison, il faut désormais passer chez le voisin.

Cela nous a amenés à fouiller dans les papiers conservés dans les caisses en bois, pour essayer de retrouver l’histoire de ces deux maisons.

Il est très vite apparu que la plupart des documents conservés dans les caisses ne concernent pas Ty Bian, mais d’autres biens situés à Trégoudan ou dans des villages voisins. On y trouve aussi beaucoup d’informations sur divers aspects de la vie locale.

Les documents sont de taille très variable et s’étalent sur près de 350 années, même si une très large majorité date du 19ème siècle.

A l’occasion de rangements Grand-Mère a retrouvé d’autres documents, notamment des photographies.

Il en est ressorti encore plusieurs lors du nettoyage du chantier. Après son décès il en est surgi d’autres.

Enfin le développement extraordinaire du réseau internet avec la mise en ligne de très nombreux documents a permis de comprendre le contenu de certains des documents de la caisse, jusqu’ici difficiles à lire, et d’aller même bien au-delà dans le temps, permettant ainsi d’avoir une vision plus précise de nos ascendants et de leur environnement. Toutefois l’usage d’internet peut être source de confusions en raison du grand nombre d’homonymes et de la maigreur des informations, quand on remonte dans le temps.

Création des sites

Pour s’y retrouver, le plus simple a été d’utiliser Internet.

Un premier site a été ouvert chez Jimdo  mais il s’est vite rempli et il a fallu en ouvrir trois autres.

Cela reste difficile à gérer et le transfert sur le site tybian.fr a été décidé. Comme le transfert prendra pas mal de temps, les sites Jimdo resteront accessibles (en haut et à gauche de la page, sinon sur tybian.jimdo.com) , au moins jusqu’à la fin du transfert.

L’organisation générale

Les informations extraites de l’analyse des documents sont transcrites dans des pages, qui s’empilent les unes à la suite des autres en fonction du thème retenu. Il n’y a pas de continuité formelle entre les pages, comme on pourrait le trouver dans un livre. Ce sont plutôt de petits tableaux. Du coup les mêmes informations se retrouver parfois dans plusieurs pages, car le contenu d’une page peut en appeler une autre. c’est un peu comme si on se plaçait dans un espace à plusieurs dimensions.

L’organisation des pages sur tybian.fr ne reproduit pas exactement la répartition sur les 4 sites Jimdo. Il y aura désormais 10 volumes de 10 chapitres chacun. Pour des raisons techniques le nombre de pages est limité à 255.

Le premier volume correspond au site http://tybian.jimdo.com ; il contient une introduction et des pages relatives à notre famille, sachant que les papiers contenus dans les caisses concernent essentiellement la famille Laé. Il va rarement au-delà de la 7ème génération.

Les  volumes 2, 3 et 4  reprennent le contenu du site http://tremet.jimdo.com ; ils sont consacrés à l’environnement quotidien, aux diverses maisons acquises par la famille, aux personnes citées au travers des documents collectés et à divers problèmes comme les tenues à domaine congéable (système, qui a perduré jusqu’au milieu du 19ème siècle dans la presqu’île de Crozon), le découpage des terres… Il y a même des pages financières et une chronique judiciaire.

Les volumes 5 et 6, comme le site http://tregoudan.jimdo.com , sont consacrés uniquement à l’exploitation des généalogies trouvées sur internet, pour essayer de retrouver nos ancêtres, au delà de la 7ème génération. Certaines familles remontent assez loin ; d’autres par contre sont très peu représentées.

Les volumes 7 à 10 doivent reprendre le site http://redele.jimdo.com , qui est essentiellement dédié au train miniature Märklin Z, avec deux volets principaux : le réseau AN DRO et le circuit d’essais HANTER DRO. Il y a beaucoup de modifications en cours de réalisation ; cela va prendre plus de temps, que prévu en raison du confinement. Le transfert ne sera probablement pas terminé avant la fin de l’année.

L’orthographe

L’orthographe a varié entre 1600, année du premier document conservé, et aujourd’hui. Nous avons conservé le plus souvent celle des documents, qui ont été reproduits, afin de faciliter leur lecture, du moins , si elle ne perturbe pas la comparaison avec des documents récents.

Par contre les rédacteurs ont parfois pris des libertés avec certains noms de lieu ou de personne. Dans bien des cas on se trouve donc très loin de l’orthographe officielle enseignée dans les écoles

Le cas typique est celui de la maison, qui est appelée « ty bian » dans un bail du 5 mai 1861, mais déjà dans un prisage du 1er octobre 1753 il est question de « ty berbeoch », alors que l’on écrivait « ti » avant le 17ème siècle.

De même on verra « Huel », ou même « Huellaff», au lieu de « Uhel, pour ne citer que des cas simples. Pour mémoire « ff » était autrefois la forme nasalisée, qui est reproduite aujourd’hui par le tilde espagnol.

Les mesures de surface

Les superficies, au moment de la révolution, sont indiquées, soit en anciennes mesures, soit en ares (hectares, ares et centiares selon le cas).

La correspondance entre les deux systèmes est celle, qui figure sur l’un des registres du cadastre de Roscanvel :

1 are vaut 1 corde 65.

1 hectare vaut 2 journaux 4 cordes ½.

Vérifications et compléments d’information

Malgré cela le projet reste centré sur l’exploitation du contenu des caisses. Il ne s’agit donc pas de faire œuvre d’expert, même s’il a été fait appel, à de nombreuses reprises, à des informations trouvées dans diverses publications ou collectées sur le net, qui ont permis de conforter, de compléter ou de corriger cette exploitation.

Chaque jour apporte sa pierre et il est difficile de citer toutes les sources, comme on le ferait dans une thèse de doctorat ou un article destiné à une publication scientifique

Par exemple une relecture des ouvrages de Marcel Burel a permis de vérifier, dans bien des cas, que la lecture des documents, telle que nous avons faite, était en phase avec ce qu’il avait écrit sur des sujets similaires. Dans d’autres cas je m’en écarte.

La compréhension du contenu des documents a été facilitée par le recours aux archives, notamment au cadastre napoléonien. De nombreuses informations ont également été collectées dans les articles publiés dans les « Cahiers de l’Iroise », sur le site Généanet ou sur le site de l’inventaire du patrimoine de la région Bretagne. Il y a aussi tous les sites, qui traitent de généalogie, d’histoire locale, de vocabulaire…

Crédits photographiques

Les photographies aériennes, qui illustrent certaines pages, ont été chargées à partir du site « Brest-Métropole-Océane » ; on trouve notamment des photographies anciennes (ou non), dont l’origine est IFREMER, le SHOM,  la Photothèque Nationale… Il y a aussi les photos les photos aériennes de 2012 visibles sur le site géo.pays-de-brest.fr (source E-Mégalis Bretagne et collectivités territoriales bretonnes – 2012).

Les trois premières sources sont citées sur le site de BMO, mais elles ne sont pas apparentes sur les photographies, pas plus que celles de 2012 d’ailleurs, sachant que dans la plupart des cas il s’agit de fragments de photos.

Par ailleurs, malgré les vérifications faites, il reste probablement encore des images provenant de collections particulières. Si leur identification est possible, elles seront supprimées.

Une convention a été signée avec les Archives du Finistère, qui permet de reproduire sur nos sites les informations collectées. La licence de réutilisation a été signée le 3 mai 2014.

Les différentes versions

Les versions 3.

La mise à jour des quatre sites de fait de manière ponctuelle, si le contenu des informations collectées l’exige, ou de manière progressive, entre le mois de novembre et le mois de juin de l’année suivante. Le transfert 2019-2020 devait s’étaler sur 8 mois, en gros jusqu’à fin juin 2020. Les trois premiers sites ont été traités. Il restait le quatrième, qui traite surtout du train miniature, ce qui nécessitait des vérifications complémentaires ; elles sont devenues impossibles en raison du confinement. Il y aura donc du retard. Compte tenu de la complexité du système, un basculement global d’une version vers l’autre n’a d’ailleurs pas été envisagé.

Les versions 4. et 5.

La prochaine étape devait être la version 4.0, avec la migration des 4 sites hébergés aujourd’hui par Jimdo vers le site le-bihan.bzh. Toutefois cela représentait un travail considérable et le transfert sur WordPress s’est révélé plus complexe, que prévu. Cela tient probablement au grand nombre de pages à transférer.

Le projet a été remplacé par un transfert sur le site tybian.fr en utilisant Elementor comme intermédiaire avec WordPress pour faciliter la gestion des pages. Ce sera la version 5.0

Si cela fonctionne correctement la mise à jour du 4ème site Jimdo sera abandonnée.

Accessibilité

Les chroniques sont destinées en priorités à la famille, notamment aux petits enfants, mais elles sont bien évidemment accessibles à tous. Les commentaires de tiers, qui nous sont déjà parvenus, se sont révélés très utiles et nous espérons, qu’il y en aura d’autres.

 

 

Les premiers documents

Parmi les 300 documents contenus dans la caisse en bois, il y en a un, qui date de l’année 1600 et cinq autres, qui datent du 17ème siècle.

Les trois premiers sont des parchemins. L’encre a pâli par endroit et la peau a séché. Il n’est pas facile non plus de les mettre à plat.

Le document du 17 février 1600 est à peu près illisible, comme le note d’ailleurs le notaire, qui a essayé de l’utiliser . On note seulement, qu’il s’agit d’un bien situé à Kervian, qu’achète Pierre Palud. Le patronyme «CAM » apparaît au dos.

Il semblerait, que les signatures en bas du document soient plus récentes ; on peut même voir marqué l’année 1610.

Il y a ensuite l’échange de terres entre Yvon Palud de Kerincuff et Yvon Téphany de Trégoudan.

Le 8 septembre 1663 Yvon Palud achète à Jean le Goascoz et à Guillaume le Cam de Keralan un maison en partie ruinée plus des terres.

En 1668 apparaît le premier document en papier. Il s’agit du prisage de l’héritage de Guillaume Le Cam. Cette même année il y a aussi le prisage de la tenue appelée Léac’h Izellaff.

Enfin en 1691 il y a le rachat de la succession de Clémence Palud par Jean Folgar.

Il y a cependant une constante : le patronyme « Palud », qui est écrit parfois Palut, Pallut ou Pallud dans les généalogies mises en ligne sur le site Généanet. Cela touche néanmoins un nombre très restreint d’individus. On est aussi dans une période relativement pauvre en documents d’état civil. Pourtant, si le patronyme Palud n’a pas complètement disparu aujourd’hui, il ne concerne, que quelques individus. Il en est de même pour le patronyme « Cam » ou plutôt « Le Cam », car ici l’article s’impose.

Si, a priori, aucun de ces documents ne semble avoir de lien direct avec les biens possédés par la famille Laé, il y en a cependant un; les documents lisibles seront repris dans le chapitre 31, qui traite des tenues : Coat Glas, Léac’h Izella, Garrec Ven…

En effet une partie des biens de la famille Palud va passer aux Folgar puis aux Derrien et enfin aux Laé; c’est ainsi, qu’ils se retrouvent finalement dans la caisse.

Le document de 1600 interpelle. En effet il y a à Roscanvel de nombreuses maisons, qui sont datées. Dans la plupart des cas la date se situe entre 1600 et 1630, comme, s’il y avait eu une reconstruction massive après…

Après les guerres de religion par exemple.

En effet 400 espagnols se sont retranchés dans la presqu’île en 1594 et il a fallu plusieurs mois aux franco-anglais pour les déloger.

Les assaillants étaient 10 fois plus nombreux ; peut-être même plus car le nombre réel des protagonistes semble varier selon les auteurs. L’un des documents en espagnol parle même de près de 6700 franco-anglais contre seulement 300 espagnols, ce qui donne plus de vingt contre un.

Quel que soit le nombre réel de soldats sur le terrain, il n’y avait pas assez de place pour tout le monde au bout de la presqu’île ; ils se sont répartis dans les villages et ils ont certainement laissé des traces de leur passage. Ce fut aussi l’époque, où de nombreux brigands en ont profité pour mettre à sac plusieurs villages de la région.

Le manoir de Quélern, notamment, a été détruit ; il a été reconstruit au début du 17ème siècle, ce qui était attesté sur la porte de la grange, aujourd’hui envolée ; elle était datée de 1605.

Est-ce un hasard, si les dimensions intérieures de Tybian soient identiques à celles de la pièce principale du manoir ? Il en est de même pour la cheminée, avec linteau et corbeaux en pierre pour le manoir, en bois pour notre maison.

Mais les affaires ont vite repris, puisque le parchemin de 1600 en témoigne.