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On arrive ensuite à Cornouaille. Le fort, dit « fort Napoléon » ou tour modèle 1811 n’était plus accessible; pourtant nous avions l’habitude d’y pénétrer dans les années 60.

Finalement it va être réhabilité

La partie extérieure a été complètement dégagée; ll y a même un escalier pour descendre.

La muraille a été malheureusement trouée en deux endroits, qui se situent heuseusement au niveau de l’escalier intérieur conduisant  à l’étage.

Le flash d’un smartphone est insuffisant pour permettre d’avoir une idée de l’intérieur, qui, malgré les dessins, est dans un état impeccable. Un autre escalier permet d’accéder à la terrasse mais elle reste très encombrée.

Sur la photo suivante on retrouve bien les deux trous à combler rapidement car le fait d’avoir enlevé le lierre rend la maçonnerie très vulnérable.

Il faut ensuite descendre en direction de la batterie basse. 

Il y a une batterie haute et  deux batteries basses. Celle de 1660, appelée Batterie de Beaufort, est en ruine et à peu près inaccessible.

Pourtant certains y sont allés et rapporté des photos mais je n’ai pas réussi à retrouver le chemin en fin d’été 2023.

Est-ce bien l’escalier, qui y conduit?

La batterie basse de Cornouaille est intéressante car elle est en assez bon état et facile d’accès, même si le départ est assez impressionnant.

Juste avant le virage c’est encore plus raide!

Au virage on se retrouve pratiquement suspendu au dessus du vide

On arrive ensuite au grand escalier, qui surprend après un chemin relativement étroit.

L’escalier avait été nettoyé pour des journées du Patrimoine mais juste assez pour permettre le passage. Je ne suis pas certain, qu’il le soit encore car le Conservatoire du Littoral ne souhaite pas, qu’il y ait trop de visiteurs. Nous ne sommes pas descendus en 2022 pour nous concentrer sur la tour.

Il y avait même un portail au milieu. Il faut signaler l’herbe très particulière de la plate-forme;  légèrement bleutée, elle a une forme cylindrique se terminant en pointe. Il y avait autrefois une herbe similaire à la Fraternité mais avec une couleur moins bleutée.

la plate-forme est assez dégagée et en bon état, mis à part quelques éclats. Le détail de la construction de la batterie et celui des modifications successives se trouvent sur le site de l’association 1846.

Vers son extrémité il y a deux « entailles », qui correspondent aux emplacements de deux pièces importantes. Il s’agit d’une batterie de rupture, qui tirait au ras de l’eau et dans une direction fixe. Il y avait la même en face au fort du Mingam. En fait il y avait 4 couples le long du goulet plus la batterie du Pourjoin, qui tirait en direction de Brest.

En principe les canons qui s’y trouvaient étaient du même modèle que celui qui a été remonté à la pointe des Espagnols. Le canon était amené par la mer et rentré dans son logement, qui était ensuite partiellement muré.

 

A l’extérieur c’est également impeccable, même, s’il y a eu des travaux d’entretien depuis sa construction il y a plus de 300 ans. Ici aussi il faut consulter le blog de l’association 1846 pour en savoir plus.

Il est possible de retrouver la trace du quai, qui permettait aux bateaux d’accoster.

A marée basse le quai se distingue assez bien entre la grande batterie à droite  et, sur la gauche,  les ruines de la batterie de Beaufort de 1660.

L’intérieur des casemates est vide mais on a accès aux emplacements des canons de 32cm. 

En face il y a le fort du Mingam.

Le poste de commandement devait être tout en haut

l’embrasure se distingue mieux sur la photographie prise de la mer. Il y en avait également plusieurs le long du Goulet.

La casemate lance-torpille est plus loin sur la gauche.

Il y a bien évidemment un plan de l’ingénieur Traverse. Il date de 1696. Lors de la bataille de Camaret (1694, il n’était donc pas terminé. Le quai ne figure pas sur le plan. Où a donc accosté Vauban quand il a traversé le goulet pour venir au manoir de Quélern célébrer sa victoire?

Ne le répétez pas mais il y aurait un accès facile à la batterie de Beaufort, ce qui donnera avec la batterie basse de Vauban et la tour modèle 1811 un ensemble assez extraordinaire. 

Le seul problème : à pied il faut compter 45 mn à partir de Trégoudan.