Version 5.0_page 06-31_avril 2020

Des origines obscures

 

Comme pour François André (page 06-32) l’Inscription Maritime va nous aider à retrouver sa trace.

Il y est inscrit sous le matricule 918. Il est né à Roscanvel le 30 avril 1882, donc 10 ans avant Hervé.

L’acte de naissance a finalement été retrouvé sous le nom d’Yves Marie Capitaine. 

 

Selon Grand-Mère Il a bien été question dans les discussions de famille d’un premier fils appelé Yvon, venu avec son père. En fait, d’après l’acte de naissance, il a été déclaré par Yves Capitaine comme né de père inconnu. il a été reconnu lors du mariage d’ Yves Le Bihan avec Marie Louise Capitaine en 1884.

 

 Yves Marie se serait marié avec Madame Le Moudenner. En principe le ménage n’a pas eu d’enfant.

 

Peut-on retrouver la trace de son mariage ? Le nom de famille « Moudenner » est assez rare en France. Il semble trouve son origine dans le Finistère, ou plus précisément dans la zone Crozon-Argol-Landevennec-Telgruc.

 

La première partie de sa carrière

 

 

Après une période d’inscrit  provisoire, sur laquelle nous ne savons rien, Il a commencé par naviguer à Brest, puis à Camaret, avant de faire son service militaire. Il n’a pas non plus choisi de faire valoir ses droits à dispense, malgré le grand nombre de frères et sœurs.

Il a été incorporé le 30 avril 1902. Il a été libéré à Lorient  le 30 avril 1907, après deux séjours à Toulon et un à Saïgon du 1er septembre 1904 au 31 mars 1906.

Il est réadmis le 3 octobre 1908, passant par le Magellan et la Bretagne, bateaux de l’école des mousses, où Hervé  était entré un an avant. On verra plus loin, que les deux frères se sont certainement croisés.

Avant la fin du contrat il signe à nouveau pour 3 ans et il devient alors quartier-maître (1909). On le retrouve à Saïgon du 1er septembre 1904 au 31 mars 1906, puis à nouveau du 12 octobre 1910 au 26 juin 1911. Il est nommé second-maître le 17 avril 1916.

Après un séjour à l’école des mécaniciens de Toulon (St Mandrier ?), il rejoint Brest, où il reste 3 ans à terre (2ème dépôt). Le 10 juin 1923 il entre à la DP de Toulon.

La fiche s’arrête alors, car la carrière des vétérans est consignée sur un autre registre, qui n’est pas encore accessible en ligne.Il faudrait aller à Toulon.

 

Ils se sont bien croisés

 

Si on regarde les états de service on constate que :

 

1          Hervé est arrivé à bord de la Bretagne en 1907 ; il  la quitte le 1er janvier 1909 pour rejoindre le Magellan, mais dès le 1er  juillet il embarque sur le Calédonien pour suivre le cours d’apprenti gabier.

 

Son frère Yves Marie arrive sur le Magellan le 23 août 1908, mais il le quitte le 1er juillet 1909 pour rejoindre la Bretagne. Ils se sont donc trouvés sur le même bâtiment pendant 6 mois, du 1er janvier au 1er juillet 1909, mais pas forcément dans les mêmes postes.

 

2          Si Hervé est à Saïgon du 13 juillet 1910 au 28 avril 1912 (bâtiments de servitude). Yves Marie, de son côté, y a fait deux séjours : le premier du 1er septembre 1904 au 31 mars 1906. Le second va du 12 octobre 1910 au 26 juin 1911, mais jusqu’au 9 décembre 1910 (pendant 2 mois) il était dans le même service que son frère (bâtiments de servitude), mais probablement pas le même bateau.

 

3          Enfin à partir de 1920 les deux frères sont  en subsistance au 2ème dépôt de Brest ; Hervé en sort le 19 juillet 1922, Yves-Marie seulement le 10 mai 1923.

 

A la fin de la guerre de nombreux marins se sont trouvés sans affectation, mais que faisaient-ils de leurs journées ? probablement ce que faisaient les soldats dans les casernes : exercice , nettoyage…

 

Incidence de la différence de grade ?

 

Ils sont tous deux passés second-maître en 1916, mais la carrière d’Hervé a connu ensuite une rapide progression : maître en 1918 et premier maître en 1919, alors que celle de son frère stagnait et qu’il y avait 10 ans d’écart en les deux.

Est-ce cela qui l’a fait oublier par le reste de la famille? Ou est-ce le fait qu’il soit resté à Toulon et ne soit jamais revenu à Brest ?

Yves-Marie était-il encore en activité à la DP de Toulon, quand Hervé a pris le commandement du Coëtlogon ? Il ne faut pas oublier qu’Hervé est passé officier en 1926, ce qui a pu encore creuser l’écart.

Ou tout simplement une indifférence, comme me le faisait remarquer Grand-mère.