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Cette page aurait pu se trouver dans un autre chapitre mais il s’agit d’un démantèlement et non pas d’un disparition comme Trémet ou Penfeunteun.

La disparition du doyenné

 

L’ancien doyenné de Beuzec Cap Caval

Au début du moyen âge le doyenné de Beuzec Cap Caval occupait tout le territoire compris entre la rivière Le Goyen au nord, l’Odet à l’est et l’océan.

Le doyenné a été supprimé en 1286. 

 

« Au Moyen Âge, la paroisse de Beuzec-Cap-Caval était le siège d’un doyenné qui occupait un vaste territoire allant de la rivière du Goyen au nord et celle de l’Odet à l’est, le long de l’Océan atlantique, correspondant en gros à l’actuel Pays Bigouden. Par un acte daté du 19 octobre 1286, l’évêque de Quimper, Even de la Forest, décidait, en accord avec son chapitre, la suppression de ce doyenné. »

On parle ensuite d’archidiaconé

 En 1368, dans les comptes de l’archevêché de Tours, on a la liste des paroisses de l’archidiaconé de Cap Caval. Les paroisses sont reportées sur la carte ci-dessus, à l’exception de Beuzec Cap Caval et de Plonivel, qui ont été à nouveau démantelées depuis.

« Le compte de 1368 de l’Archevêché de Tours fait état de l’archidiaconé du Cap-Caval lequel se composait des paroisses de Landudec, Ploezinec (Plouhinec), Mazalon (Mahalon), Ploedemet (Plozévet), Ploedresic (Pouldreuzic), Lababan (village en Pouldreuzic), Ploeozvan (Plovan), Trefgaennec (Tréguennec), Pemerit (Peumerit), Ploegastell (Plogastel-Saint-Germain, Ploeneour (Plonéour-Lanvern, Buezuec Capcavall (Beuzec-Cap-Caval), Treffuortre (Tréoultré, aujourd’hui Penmarc’h), Ploebanazleuc (Plobannalec), Plomeur, Treffiagat, Ploerimael (Plonivel), Sancti Tudini (Loctudy), Treffmecheuc (Tréméoc), Combrit, Ploemeryn (Plomelin) et Ploeguffvan (Pluguffan) »

Comme dans beaucoup de listes il manque ici aussi quelque chose, notamment Pont l’Abbé, Tréogat et surtout Saint Jean Trolimon, qui n’apparaît pas non plus sur la carte, mais qui se situe entre Plonéour Lanvern et Plomeur. L’autorité du curé de Pont l’Abbé devait se limiter à la ville, à Tréogat et à Saint Jean Trolimon.

 

Les feux de 1395

En fait ce n’est pas si simple, si on regarde la liste des feux de 1395, qui a été établie pour répartir les fouages exigés pour la réparation des dégâts causés lors de la guerre de succession de Bretagne, à raison de 10 sous par feu.

Il y a beaucoup d’exceptions, notamment les territoires relevant de Monsieur Alain de Rohan, les châtellenies de Châteaulin et de Daoulas, l’évêché de Quimper, la baronnie de Pont l’Abbé, les pêcheurs….

Certaines paroisses ont été vidées de leurs habitants, comme Saint Nic « pour ce qu’ils sont fuis et deshébergés, pour cause des anglais de Brest ».

 

 

Il est donc hasardeux de vouloir comparer les paroisses. Des noms ont changé et il y a eu des découpages et des fusions.

 

La carte de 1751

Tel, qu’il est dessiné sur la carte de 1751 le tracé de la côte est très différent de la situation actuelle car les marais entre Plovan et Tréguennec n’étaient pas encore complètement asséchés 

Sur cette carte le grand nombre de paroisses en « plou », terme réservé aujourd’hui au Léon; en Cornouailles on trouve désormais « plo » avec deux exceptions : Plouhinec, le premier village du Cap Caval, village face à Audierne) et Pluguffan, probablement le Pluguen de la carte. En 1368 ils s’appelaient tous « ploe ».

Il n’y a plus de Beuzec Cap Caval sur la carte, alors, qu’il apparaît,semble-t-il, encore dans les BMS. Il y a cependant « Burec ».

 

La carte dressée en 1771 par l’ingénieur Ogée n’est d’ailleurs pas plus précise. L’emplacement de certaines paroisses est même assez fantaisiste.

 

 Il faut retrouver maintenant l’emplacement de Plonivel et celui de Beuzec Cap Caval.

 

Plonivel

 

Plonivel était la plus petite des paroisses de la Baronnie du Pont; supprimée lors de la Révolution, elle a été partagée entre Loctudy et Plobannalec.

 

Orientée nord-sud elle comportait deux groupes de villages, ceux situé vers Pont l’Abbé, près de l’église, et ceux situés à proximité de la côte, face à Lesconil.

 

Lors de l’inventaire des feux de 1395, elle comptait 10 feux, exemptés de taxes, appelés « feux poissonniers », donc des villages de pêcheurs, et 10 de paysans, rattachés à la Baronnie de Pont l’Abbé.

Lors du même inventaire il n’y a que 12 feux à Roscanvel, mais les habitants ont peut-être fui devant les anglais comme à Saint Nic, et ceux qui restaient dépendaient de l’abbaye de Daoulas ou même d’Alain de Rohan.

Selon différentes sources trouvées sur le net, un feu = 5 à 6 personnes, rarement 8, ce qui correspond à l’effectif moyen d’une unité d’habitation, telle qu’elle découle plus tard des dénombrements du 19ème siècle.

 

Plonivel aurait alors compté une centaine d’habitants, probablement un peu plus de 200 au moment de la Révolution car la population, dans son ensemble, a globalement doublé entre le 14ème siècle et le début du 19ème. Ce nombre parait toutefois bien faible.

 

Sur le cadastre napoléonien on retrouve L’ancienne église de Plonivel à proximité de la rivière de Lesconil. Le bourg de Plobannalec est plus haut. Ce cadastre montre également que l’habitât est très dispersé; beaucoup de villages ne comptent en fait qu’une seule ferme.

A noter à gauche la section de Quélarn !!

Lors du même inventaire il n’y a que 12 feux à Roscanvel, mais les habitants ont peut-être fui devant les anglais comme à Saint Nic, et ceux qui restaient dépendaient de l’abbaye de Daoulas ou même d’Alain de Rohan.

Selon différentes sources trouvées sur le net, un feu = 5 à 6 personnes, rarement 8, ce qui correspond à l’effectif moyen d’une unité d’habitation, telle qu’elle découle plus tard des dénombrements du 19ème siècle.

 

Plonivel aurait alors compté une centaine d’habitants, probablement un peu plus de 200 au moment de la Révolution car la population, dans son ensemble, a globalement doublé entre le 14ème siècle et le début du 19ème. Ce nombre parait toutefois bien faible.

 

Sur le cadastre napoléonien on retrouve L’ancienne église de Plonivel à proximité de la rivière de Lesconil. Le bourg de Plobannalec est plus haut. Ce cadastre montre également que l’habitât est très dispersé; beaucoup de villages ne comptent en fait qu’une seule ferme.

A noter à gauche la section de Quélarn !!

La paroisse s’étalait le long de la côte, en partant de Tréguennec jusqu’à la pointe de Penmarc’h, le centre se trouvant alors au niveau de la pointe de la Torche.

 

Ici encore faut-il trouver la commune, qui  récupéré les BMS, probablement Plomeur, ou faut-il plutôt s’intéresser à celle, qui a récupéré tel ou tel village ?

 

Tréguennec se situe à la limite nord de Beuzec Cap Caval et Plovan est encore un peu plus au nord encore. 

Si Beuzec Cap Caval a disparu, il reste encore Beuzec Cap Sizun. Dans une région, où pratiquement tous les villages portent des noms bretons, il est curieux de voir surgir les appellations Cap Caval (= Penmarc’h) et Cap Sizun (=?).