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A ne pas confondre avec Jacques, fils de Joseph Penfrat

Le nom de Jacques Penfrat figure dans la liste des propriétaires de Trégoudan, mais les parcelles, qui sont sous ce nom, ne vont pas se retrouver dans la liste des biens de Jacques Penfrat de 1868, comme s’il y avait deux personnages du même nom.

Effectivement il faut faire la distinction entre Jacques et Jacques Marie.

 

Jacques Penfrat est le frère de Jean Marie Penfrat ; ils ont par exemple deux parcelles adjacentes : 64 et 64bis de surfaces identiques (2730 m²), résultat d’un partage survenu après le décès de Joseph Penfrat.

 

En effet il suffit de consulter la liste des propriétaires de Crozon, dont dépendait autrefois le village de Trégoudan. On lit alors que les biens de Joseph Penfrat de Kerraguennec (SOSA98) ont été partagés entre ses enfants : Jean-Marie, Paul, Jacques et Marie (ou plutôt Marie Dominique) (SOSA49), représentée par son mari Yves Le Lann Fils (SOSA48).

 

On le retrouve sur le dénombrement des populations de 1836 ; il habite Kerraguennoc avec son épouse Thérèse Baron.

L’âge donné correspond bien.

Il décède entre 1841 et 1846

Jacques Marie Penfrat, fils de Jean Marie

 

Le nom de Jacques Marie Penfrat apparaît pour la première fois en 1833, quand avec sa femme, Marie Yvonne Derrien, il loue la maison de son beau père Jean Derrien à Trégoudan, avec toutes les terres lui appartenant, à l’exception de la forge et des outils de la forge, qui sont exclus du bail.

Le prix de la location: un loyer annuel de 150 francs.

Le bail sera résilié de plein droit après le décès de Jean Derrien. 

Jacques Marie Penfrat et Marie Yvonne Derrien occupent déjà la ferme ; ils y ont un cheval (72 francs), une armoire (48 francs), un lit avec banc (24 francs).

Pour mémoire en 1807 Jean Derrien avait déjà sur les lieux un cheval, estimé 33 francs avec son équipage, une armoire (42 francs) et quatre lits, dont un lit à tombeau et rideau, estimé 12 francs.

Le bail accorde donc des valeurs plus importantes aux biens propres du jeune couple, mais l’histoire ne dit pas s’il en sera tenu compte lors de la succession de Jean Derrien en 1835.

Jacques Marie Penfrat habite rue de l’Eglise

 

Jacques Penfrat ne reste pas longtemps à Trégoudan, car on le retrouve  Brest, quartier de Recouvrance, où sa femme Marie Yvonne Derrien décède le 28 mars 1836; il est domicilié rue de l’église au numéro 19. Ci-dessous une photo de la dernière maison qui subsiste dans cette rue.

Il décède le 6 septembre 1868 à Recouvrance. Il habite au 28 d’après les témoins, mais on ne le retrouve pas quand on regarde le dénombrement de 1866.

Les biens de Jacques Marie Penfrat

Jacques Penfrat décède le 6 septembre 1868.

 

Ses biens sont repris dans une liste datée du 3 octobre 1868, donc rédigée juste après son décès et qui ne reprend pas les biens issus de la donation faite par sa mère, Mme Mailloux, en 1850. En effet elle avait conservé l’usufruit de ses biens et les donataires avaient l’interdiction de vendre avant son décès. Or Mme Mailloux est décédée en 1867 et Jacques Penfrat en 1868. Il est probable, que ses héritiers se trouvent encore dans l’indivision.

 

La liste de 1868

La liste commence par des biens, qui se trouvaient chez Jean Derrien et proviennent donc de la part attribuée à sa femme, Marie Yvonne Derrien ou à un autre héritier de Jean Derrien. On y retrouve notamment trois parcelles situées sur Roscanvel.

La maison a été amputée de la forge. En effet la superficie de la parcelle 279 ne fait plus que de 250 m², alors qu’elle était de 270 m² chez Jean Derrien.

Un document de la conservation des hypothèques, non daté mais rédigé dans les années 1920, mentionne la mutation de jean Laé à Jacques Keraudren de 20 m² de sol de maison dans la parcelle 279. Il s’agit donc bien des 20 m² manquants, qui ont été attribués à un autre héritier lors de la succession de Jean Derrien.

Dans cette liste de 1868 Jacques Marie Penfrat a 2/5ème de Cardinal ; il a donc bien réuni deux lots. Or il existe une liste de parcelles intitulées « quatrième lot » avec en bas la mention « penfrat père ». Il doit s’agir de la part de Louise Corentine Derrien, qui a effectivement reçu le 4ème lot dans la succession de son père. Il s’agit d’un brouillon rédigé par le notaire ; il y a des erreurs.

Il reste à retrouver, dans quelles conditions ces documents nous sont arrivés. Il faudrait refaire une généalogie descendante de Jacques Marie Penfrat.

Achat de biens dans la presqu’île

 

Les parcelles achetées sont listées par ordre croissant avec des ruptures, qui permettent de séparer les différents achats, du moins si le notaire a bien suivi cette logique.

La parcelle 393 a été achetée à la veuve de Louis Derrien le 1er juin 1840.

 

Le 1er juin 1840 il achète aussi pour 1125F à Allain Marie Laé des terres situées à Lambézen et qui faisaient partie des  parcelles acquises par Allain Laé lors du partage du 18 avril 1840. Pour acheter ces terres il emprunte le 7 juin 1841 400F à la famille Martin de l’Ile longue et hypothèque ses biens de Trégoudan. L’acte mentionne des maisons et crèches

 

Le 17 août 1851 il achète à sa sœur, Mme Kernéis, une parcelle à Kerellot. Le 2 mars 1854 il achète le mur qui borde le champ de Thimotée Garrec à Kervian.  

 

Puis Jacques Marie Penfrat a acheté  le 1er février 1857 les biens que Paul Penfrat possédait à Trégoudan. Enfin le 27 décembre de la même année il a acheté la parcelle 428 dans « iz al liorzou » à Marie Olive Keraudren. Il y a d’ailleurs probablement une confusion entre les parcelles 427, 428 et 429.

 

Selon la donation faite par Mme Mailloux en décembre 1850 il aurait obtenu Ty bian ; Or en 1861 c’est Mme Saliou, qui s’occupe de louer la maison à M. Stipon.

 

Deux hypothèses valables : un prénom mis à la place d’un autre, ce qui parait curieux, ou alors une procuration, non jointe, des enfants de Jacques Marie Penfrat à leur tante et à leur grand-mère.

Les parcelles achetées à Alain Laé en 1840 ne figurent pas plus dans cette liste, qui ne concerne que la commune de Roscanvel, mais il est probable que Jacques Marie Penfrat ait fait un échange avec sa belle-sœur, Louise Corentine, dont le mari a déjà une ferme à Lambézen.

 

Enfin il n’y a pas, bien évidemment, les parcelles enregistrées sous le nom de Jacques Penfrat dans le cadastre napoléonien de 1830 et qui devaient alors bien concerner son oncle, le frère de Jean Marie..