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C’est la branche la plus pauvre.

Il n’ y pratiquement rien ; même l’original des phots, qui sont dans l’escalier de Ker Diskuiza manquent à l’appel.

Il est possible, qu’une partie des documents aient disparu pendant le siège de Brest en septembre 1944. Une autre partie a disparu après les travaux de modernisation de la maison de la cale ; en effet beaucoup de choses ont été stockées dans le chantier, qui est malheureusement très humide. I a fallu jeter une masse complètement irrécupérable.

Il n’y a donc rien.

Une seule solution : se tourner vers les archives départementales et Généanet.

 

La branche Potin

Contrairement aux autres branches, qui ont leur place dans la presqu’île de Crozon, au moins depuis plusieurs générations, ici on passe la mer et on se retrouve à Lambézellec et dans les communes avoisinantes.

C’est aussi la branche la moins riche en documents. En fait il n’y a rien, à part une photo. Tous les documents, qui pouvaient avoir été récupérés par Mémé Bihan ont disparu, quand ils ont été stockés sans précautions dans le chantier. Par contre c’est dans cette branche que l’on va remonter le plus loin dans le temps en utilisant les généalogies publiées sur le net.

 

 

Célestine Potin

 

Célestine Potin est née à Lambézellec le 22 janvier 1901.

L’acte de naissance précise le lieu : Keralloche.

Selon le dénombrement des populations c’est un lieu-dit entre le bourg de Lambézellec et Kerinou, proche de la grande rue, qui conduit à Brest, et où vivent beaucoup d’ouvriers qui travaillent au port de Brest.

Cette rue a porté le nom de rue de Brest, puis de rue Jean Jaurès, jusqu’en 1945. Aujourd’hui c’est la rue Robespierre.

 

Le nom de Keralloche a été donné à l’école primaire du quartier et aussi à l’arrêt du bus.

Célestine Potin et Hervé Le Bihan

 

Elle a épousé Hervé Le Bihan le 6 mai 1916. Elle l’avait rencontré à Roscanvel, quand sa mère, Marie Jeanne Péran, venait au Disloup pendre l’air de la campagne.

Une question cependant : comment une jeune fille de 15 ans a-t-elle pu rencontrer et épouser un marin, qui a été embarqué sur le Montcalm de manière continue entre 1912 et 1917?

En fait le Montcalm, après avoir passé plusieurs années en Extrême-Orient a fait escale à Brest en 1916, avant de repartir pour les Antilles.

Hervé Le Bihan s’était rengagé pour 3 ans fin 1915 et il avait bénéficié à ce titre de quatre mois de congés.

C’est donc ainsi, qu’ils ont pu se rencontrer.

Hervé venait de passer second-maître, ce qui a certainement facilité les discussions avec la famille Potin.

Mémé Bihan ne parlait pas beaucoup de cette époque. Elle m’a seulement raconté les après-midi passés sur la plage du Moulin-Blanc, avec son futur époux et sa mère. Son principal souvenir : la robe blanche tâchée par les résidus de mazout.

Je me suis souvent demandé pourquoi le prénom de « Célestine » et celui d’ « Edouard » pour son fils. La réponse est simple : son père se prénommait Édouard Célestin et l’un des grand-pères de ce dernier se prénommait également Édouard.

 

Le grand-père Potin

Édouard Célestin Potin est né à Lambézellec le 25 mai 1871. Il était Breveté Chauffeur.

Au moment de son mariage il est embarqué sur le croiseur « Jauréguiberry ».

Son père, Auguste Marie Potin, est né le 2 janvier 1843, fils de Guillaume Potin et de Louise Réfloch.

Sa mère, Elise Françoise Emilian, est la fille d’un enfant trouvé : Édouard Emilian, et d’une orpheline : Marie Jeanne Cozien.

La mariage a été célébré le 10 août 1870, deux ans après celui de leurs frère et sœur : Goulven Potin et Célestine Perrine Emilian.

On retrouve ainsi la trace du prénom « Célestine ».

Auguste Potin décédera en mer près de Cardiff le 8 mai 1891, mais la transcription sur les listes d’état civil n’interviendra que le 1er août 1891.

Le nom du bateau, sur lequel il était embarqué n’est pas indiqué.

La recherche des ancètres de la branche Potin est rendue difficile par le fait que l’on rencontre ici des personnes venant de plusieurs communes, voisines de Lambézellec, comme par exemple Gouesnou, Milizac ou Bourg-Blanc, mais dont l’état civil n’a pas encore été numérisé.

A l’inverse , comme c’est un patronyme très répandu, il y a beaucoup d’éléments sur le net et le tri s’avère très difficile..

En fouillant encore un peu plus dans les généalogies publiées sur Généanet on va trouver beaucoup d’informations, qui sont regroupées dans les pages du chapitre 09. On va même jusqu’à la 19ème génération avec des individus nés au début du 15ème siècle, du moins s’il n’y a pas d’erreurs d’aiguillage, ce qui est hautement probable, compte tenu de la maigreur des informations plus on remonte dans le temps.

A côté de cela il n’y a pratiquement rien sur les ascendants de Marie Yvonne Cozian, alors, que c’est également un patronyme répandu.

 

La branche Péran

La grand-mère Potin (Marie Jeanne Louise Péran)

 

 

Le cadre, qui est accroché dans l’escalier de la maison de la cale, montre les quatre couples de grands parents :

 

Yves Le Bihan et Marie Capitaine,

 

Jean Marie Le Lann et Louise Jouin

 

Jean Mercier et Marie Ursule Mercier

 

Edouard Célestin Potin et Marie Jeanne Péran

 

 

Les trois premières femmes portent la coiffe locale, dite « pen sardinn », portée partout dans la presqu’île de Crozon, même si, à l’origine, c’est celle des ouvrières de Douarnenez.

 

La grand-mère Potin, par contre, porte voilette et grand chapeau, pour reprendre l’expression de la complainte de Jean Quéméneur.

 

Le 13 décembre 1898, Marie Jeanne Péran a épousé Edouard Célestin Potin ; elle est plus âgée que lui, puisque née le 23 septembre 1868. Dans l’acte d’état civil. Yves Péran, son père, est déclaré en tant que garçon de magasin ; sa mère Marguerite Le Monze est cuisinière

 

Elle décédera en 1943, le jour du mariage de son petit-fils.

 

 

Avec Marie Jeanne Péran on rentre dans la famille Péran. Pourtant le lien avec Théo (Théophile) Péran, qui, après la dernière guerre, a tenu une quincaillerie rue Jean Jaurès, n’est pas évident. Pourtant il doit bien en avoir un.Où est passé Théophile Péran le père?

Le lien avec les cousins Péran de Paris n’a pas non plus été retrouvé.

 

De plus la   branche Péran est pauvre en documents. En fait il n’y a rien, la photo mise à part. Ce n’est pas non plus une branche, qui remonte loin dans le temps.

Quand on regarde les généalogies publiées sur Généanet, il y a deux Guillaume Péran, qui se télescopent. Ils ont les mêmes ascendants et les mêmes descendants, mais deux épouses différentes : Anne Léost et Marie Quéau.

 

La filière d’Anne Léost est privilégiée par la majorité des internautes et notamment par B. Perrament. C’est la bonne car la filiation est clairement indiquée dans l’acte de mariage du 15 juin 1820.

 

 

 Il faut noter, que parfois on trouve Le Néost au lieu de Léost, comme si on avait un amalgame avec le nom en breton « an eost ».

 

 

On a un autre problème avec Marie Bizien.

 

 

Enfin il semble y avoir également des incertitudes concernant les ascendants maternels de Marie Jeanne Péran.

 

 

 

La grille 48-11

 

Yves Péran

 

Les parents d’Yves étaient Maurice Péran et Marie Bizien. Il y a un trou dans l’état civil de Morlaix ou alors il faut fouiller un peu plus profondément. Maurice est né à Morlaix; il habite Ploujean, quartier de Morlaix en 1868, mais on ne retrouve rien avant, comme s’il venait d’une autre commune, ce qui est probable. Il est marqué comme tisserand.

 

 

Yves Péran est né à Mespaul, commune située entre Morlaix et Saint Pol de Léon, où presque toute la population est qualifiée de « filandier » ou « filandière ».

 

 

Pour le moment il est impossible de remonter la filière Bizien.

 

 

Yves Péran était veuf en 1ères noces de Marie Joseph Gourmelon.

 

Marie Joseph Gourmelon est née à Plougastel le 21 août 1831. Elle est aussi cuisinière, ou parfois couturière.

 

 

Le mariage d’Yves Péran avec Marguerite Le Monze parait précipité, moins de 7 mois après le décès de sa première épouse.  Marie Jeanne est née 3 mois seulement après le mariage. Il fallait régulariser.

 

Lors de son mariage en 1868, elle a déclaré habiter 32 rue de Siam, mais elle n’y est pas en 1866 ni en 1872 ; le 32 n’existe plus dans les listes de recensement, comme si les numéros du recensement ne coïncidaient pas avec les numéros des immeubles. Marie Jeanne est née à Lambézellec, on peut aussi supposer qu’ils ont déménagé avant sa naissance et qu’ils sont donc passés entre deux dénombrements.

 

 

De la même façon, au moment de son décès Yves Péran habite au 56 rue de Brest à Lambézellec, mais il a été impossible de le retrouver dans le dénombrement des populations.

 

Le décès d’Yves Péran a été déclaré par Joseph Le Garrec, tailleur de Pierre et beau frère d’ Yves. Il a 65 ans en 1889.

 

 

L’oncle Garrec, avec lequel Édouard Le Bihan allait à la pèche, était vraisemblablement l’un de ses descendants.

 

 

 

Retour à Telgruc avec Marguerite Le Monze

 

Marguerite Le Monze est née dans le village de Porslous, où j’ai cherché en vain Prosper Le Bihan.

 

En fait,  si Joseph Le Monze, son père, est du village de Kerthomas,  sa grand-mère, Marie Guivarc’h, vient de Berrien, qui est un village de Saint Nic.

 

Porslous est le village de sa mère, Marguerite Le Mérour, car, comme dit la Bible, tu quitteras ton père et ta mère…..

 

Mais c’est aussi celui d’Anne Kerampran et, peut-être aussi de Catherine Le Monze.

 

Le nom de Kerampran est relativement rare. C’est pourquoi le fait de retrouver ce nom à Roscanvel avec Mme Kerampran, qui  nous avait donné un tableau des ascendants d’Émilienne Le Lann, interpelle. Ce point sera abordé dans une autre page.

 

Faute de table, il faudrait consulter les BMS, page par page.

 

Malgré une recherche assez fastidieuse, qui a permis de retrouver d’autres ancêtres, le lien entre  Marie Anne Le Monze, de la branche Le Bihan, et Hervé Le Monze, de la branche Péran, n’a pas encore été établi.

 

En fait on trouve des « Le Monze » un peu partout à Telgruc au 18ème et au 19ème siècle.

Rien ne dit non plus si Catherine Le Monze et Yves Le Monze sont parents, même si c’est assez probable.

Des erreurs ont été constatées dans certaines listes et une partie des BMS est sur la commune d’Argol, chef lieu de canton au début de la révolution. Il faudra attendre qu’elles soient mises en ligne pour reprendre l’étude.