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La famille de Marie Clémentine Bancod est originaire du Val d’Aoste, région autonome, qui parlait autrefois le franco-provençal, comme en Savoie et dans la région lyonnaise.

Sur Généanet elle apparaît dans la généalogie de JCLKELLER.

Si jclkeller ne mentionne pas Marie Clémentine , il est plus précis concernant ses deux sœurs : Marie Faustine Pélagie Bancod et Marie Bancod. Cette dernière a épousé Joseph Marie Le Bihan, originaire de Belle Ile en Terre;  la famille Saclé achetait le charbon chez son fils. Il est aussi question d’un frère : Gaspard Evariste Bancod, qui serait né le 12 février 1882 à Saint Denis.

Il y a peu d’informations sur Généanet concernant la famille BANCOD. Dans la très grande majorité des cas on ne remonte pas au-delà de 1800, ce qui ne permet pas de remplir des grilles de manière satisfaisante. Même en se limitant à la génération 7, on ne remplit pas la première grille.

Cela montre bien les limites du système : pour trouver des informations, il faut, que cela intéresse des généalogistes. C’est plus facile, quand on est en présence de familles nombreuses, mais ce n’est pas suffisant. On l’a déjà vu dans la recherche des ascendants SACLE.

Certains généalogistes ont trouvé d’autres parents pour Marie rose Lugon : Gaspard Lugon et Marie Victorine Bertin. Qui a raison ?

Cela a déjà été constaté en Bretagne la fréquence de prénoms comme « Marie » peut induire facilement à se tromper de famille.

La famille Bancod

Marie Clémentine est née le 24 septembre 1879 à Chambave (Aoste)

Gaspard Evariste Bancod, qui est né le 12 février 1882 à Saint Denis

Marie Faustine est née le 15 février 1888 à Chambave (Aoste)

Marie est née le 22 mai 1889 à Paris 14ème.

La famille Bancod existe toujours à Chambave, village d’un peu plus de 1000 habitants.

Le père, Grat(ien) Victor Clément Bancod y est né le 9 septembre 1850. Il a épousé Marie Rose Letey à Saint Denis le 20 décembre 1879. Il est décédé le 14 septembre 1925 à Aubervilliers, probablement chez son gendre. Parmi les témoins lors du mariage il y a un certain Gaspard Bancod, né en 1853. Plusieurs membres de la famille ont donc émigré vers la même période.

Le grand père, Jean Grat Bancod est né en 1823. Par contre il n’y a rien concernant Magdeleine Gaillard.

 

La famille Letey

Elle aussi existe toujours à Allein, autre village du Val d’Aoste, comptant moins de 300 habitants.

Marie Rose y est née le 3 mars 1859.

On trouve sur Généanet d’autres Letey, mais le lien entre les branches n’est pas évident. Il y en a bien une, qui est surement très proche, car elle est basée à Doues, village de 500 habitants, qui jouxte Allein. Par contre il manque environ 50 ans pour conclure.

Ci-dessous une vue du village de Doues.

 

En principe les archives d’état civil sont accessibles, mais il faut trouver le point d’entrée (en italien). Pour celles, qui ne sont pas en ligne, il faut aller sur place.

Le fait de ne rien avoir avant 1800 est frustrant.

Sur la carte sont représentés les villages de Chambave et d’Allein. Si le premier est dans la vallée principale entre Saint Vincent et Aoste, le second se trouve lui sur la route du Grand Saint Bernard. On n’est pas loin de Tignes ni de Bourg Saint Maurice; entre les deux il y a le massif du Ruitor

Quand sont-ils arrivés en France ?

Marie Rose Letey est née le 3 mars 1859. Ses parents sont décédés en 1864 et 1868. Elle a probablement été élevée par de proches parents, qui ont émigré en France dans les années, qui ont suivi. En effet un conseil de famille s’est tenu à Saint Denis le 1er août 1879, afin de l’autoriser à se marier.

En 1879 elle habite Saint Denis, Avenue de Paris au n° 17, Grat Victor Bancod habite lui Rue du Landy, également au n° 17.

Il n’existe pas de recensement antérieur à 1881 et rien ne dit, que les numéros portés sur le registre correspondent exactement aux numéros des immeubles (cela a déjà été le cas pour les adresses à Brest et à Lambézellec).

Lors de son mariage Grat Victor est donné comme italien ; l’acte ne dit rien de la nationalité de Marie Rose. Pas de traces dans le registre de Saint Denis, qui est essentiellement consacré aux alsaciens-mosellans, réintégrés sur leur demande dans la nationalité française après la guerre de 1870.

 

Marie Clémentine nait à Chambave en septembre 1879 ; elle a 3 mois seulement lors du mariage de ses parents. Il est probable que Marie Rose soit descendue chez ses futurs beaux parents pour accoucher.

 

Selon les généalogies publiées sur Généanet, Jean Grat Bancod est décédé en 1864; or l’acte de mariage ne le précise pas.

 

Au fait comment s’est fait le voyage du Val d’Aoste vers la région parisienne?

En passant par le col du Petit Saint Bernard ?

En descendant prendre le train à Turin?

En passant par la Suisse ?

En 1879 le train arrivait tout juste à Albertville et le tunnel, qui devait relier la Tarantaise à la vallée d’Aoste était encore dans les cartons; il ne sera d’ailleurs jamais construit, la ligne s’arrêtant finalement à Bourg Saint Maurice.

Prendre le tunnel du Mont Cenis, qui avait été terminé quelques années plus tôt, obligeait d’aller à Turin.

C’était aussi simple de passer le col, à condition de le faire avant l’arrivée de la neige.

En effet le col est fermé de novembre à mai (c’est très variable selon l’enneigement).

Marie Clémentine a eu deux sœurs et un frère :

Gaspard Evariste est né en 1882 à Saint Denis,

Marie Faustine Pélagie est née en 1888 à Chambave et

Marie, la dernière, est née en 1889 à Paris (14ème).

Le mystère des deux Jean Grat

L’année du décès de Jean Grat Bancod (1864) est elle correcte ?  En effet dans l’acte de mariage du 20 décembre 1879, il est noté que le futur époux, de nationalisé italienne et majeur, est dispensé de produire les actes de décès de ses parents. Mais les dates de leurs décès ne sont pas mentionnées, contrairement à ce qui se fait habituellement et comme cela a fort justement été le cas pour Marie Rose Letey, qui a apporté les certificats de décès de ses parents. Les parents ne sont pas présents à la cérémonie, mais l’éloignement pourrait le justifier. Par contre, parmi les témoins, il y a un certain Gaspard Bancod, présenté comme beau-frère de l’époux, âgé de 27 ans (donc né vers 1852).

Les mêmes généalogistes, qui ont dressé la liste des ascendants valdôtains, ont noté l’existence d’un autre Jean Grat Bancod, né aussi vers 1823 et décédé le 17 mars 1864 à Chambave, époux de Célestine Bancod. Ils ont eu deux enfants : Gaspard, né vers 1857, et Marie Rose, née le 9 août 1857 à Chambave

Peut-on considérer qu’il s’agit du même Gaspard ? Dans ce cas Jean Grat Bancod s’est marié deux fois : la première avec Marguerite Gaillard et la seconde avec Célestine Bancod. Cela explique alors pourquoi il est qualifié de beau-frère lors du mariage de 1879.

Marie Rose émigre aussi et tout le monde se retrouve dans la région parisienne, notamment à Saint Denis et à Aubervilliers, où son mari, Pacifique Constantin Grivon, encore un valdôtain, est coiffeur !