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La page concernant Émilienne Le Lann est basée essentiellement sur des photographies ; Certaines d’entre elles peuvent se retrouver également dans d’autres pages. Il est difficile de faire autrement.

Il y a en gros quatre périodes distinctes:

Avant le décès de Pierre le Lann en 1935.

Née le 4 novembre 1922, elle a passé la plus grande partie de cette période dans l’école des garçons de Roscanvel, où Pierre Le Lann était instituteur, puis directeur.

La seconde photo a été prise devant l’école, probablement lors de sa communion ; elle est avec sa mère, Thérèse Laé, et sa grand-mère, Marie Mercier.  

De 1935 à fin 1942

Après le décès de Pierre Le Lann un conseil de famille s’est réuni le 16 juin 1935 pour désigner un tuteur ;

il se compose de 6 membres, 3 du côté paternel et 3 du côté maternel.

Si du côté maternel il n’y a pas eu de problème (sa mère, Thérèse Laé, son grand-père, Jean Laé, et son oncle, Joseph Laé), le choix des 3 membres du côté paternel est curieux. Il y a d’abord Principe Le Mérour, maire éphémère de Roscanvel de juin à juillet 1931, puis Ernest Liegault et Marie Manivel, tous qualifiés de petits cousins, même, si pour les deux derniers aucune filiation évidente n’a été trouvée.

Pour Principe Le Mérour on retrouve facilement un lien avec sa mère, Jeanne Yvonne Le Lann, qui est la sœur de Jean Marie La Lann, l’autre grand-père d’ Émilienne.

Principe Le Mérour est forgeron dans le village de Kerguinou. Le patronyme est originaire d’Argol, où on trouve également plusieurs de nos ascendants mais pas dans la même famille.

Ernest Liegault est originaire de Rouen mais il est décédé à Roscanvel le 31 janvier 1949. Sur internet on trouve la mention d’un remariage le 20 novembre 1930 avec Joséphine Marie x. A-t-il épousé une fille de la famille Jouin ou de la famille Le Lann? Curieusement il n’est pas dans le dénombrement de 1931 ni dans celui de 1936.

Marie Manivel figure sur internet comme fille de Noël Manivel et de Jeanne Louise Jaffré. Est-ce la bonne ? Elle ne figure pas dans le dénombrement de 1931 ni dans celui de 1936. Sa mère est descend d’Alain Jaffré de Spézet, dont on a parlé dans les pages sur les Laé. Elle descend aussi d’Hervé Herjean (SOSA110) ; cela suffit-il pour la ranger parmi les petites cousines ?

Il reste la photographie de Principe Le Mérour.

Il a fallu quitter l’appartement de l’école.

En 1936 Thérèse, sa mère, habite BelAir. Émilienne n’apparaît pas dans le recensement. Elle est probablement déjà arrivée à l’école primaire supérieure de Quimperlé.

Il y a de nombreuses photos, malheureusement sans date ni noms ; il y a aussi des carnets de chants. Les quelques lettres échangées avec des amies fréquentant l’école primaire supérieure de Fougères rendent le suivi encore plus difficile.

Pour aller à Quimperlé il fallait prendre le train départemental à voie métrique à la gare de Perros sur la ligne Carhaix-Camaret, changer ensuite à Châteaulin et enfin à Quimper. 

Elle passait les petites vacances à Camaret chez son oncle et sa tante. Elle retrouvait Jean et Marie Thérèse Mercier, ses cousins. Elle ne rentrait à Roscanvel, que pour les grandes vacances.

Finalement on ne sait pratiquement rien des années d’avant guerre.

Elle n’apparaît pas sur les photos de la « bande noire », notamment celles conservées par René Le Tocquet et qui datent de 1937. Elle est pourtant entrée dans cette bande, dont elle a bouleversé l’organisation. Yvonne Lennon lui en a voulu pendant longtemps.

La quelques lettres, qui ont été conservées, datent des années 39 à 41.

Ensuite il y a eu en 1942 les cartes interzones. Ces dernières cessent avec la fin de la zone libre, qui a provoqué le retour à Brest  de son fiancé.

 La photographie suivante a été prise vraisemblablement avant son mariage. Elle est avec ses futurs beaux-parents.

Le mariage a eu lieu début 1943.

L‘après guerre

Ce fut une période difficile.

Tout d’abord  Quimper et une première naissance.

Il y eut ensuite deux  années confuses, pendant lesquelles son mari était remobilisé comme Médecin-chef à Plomeur dans la banlieue de Lorient (voir la page 06-22).

Après 5 années passées rue La Fontaine, il y a eu l’aménagement rue Yves Collet en 1953. Les dommages de guerre n’ont couvert, que 60% du coût de la reconstruction. Il a fallu emprunter pour pouvoir payer le solde des travaux : près de 4 millions.

La reconstruction de Brest ne s’est pas faite sans problèmes, notamment des problèmes de santé et les médecins n’y ont pas échappé.

L’argent était rare et les malades payaient souvent en nature.

La photo ci-dessous a été prise en 1951, à l’occasion d’un voyage dans le midi.

 A partir des années 60 la situation s’est améliorée. Il y eut alors ces voyages dans les Alpes, en Italie et en Espagne.

La photo a été prise en 1962 dans une mine de sel en Autriche.

Lors du mariage de Marie-Thérèse Mercier avec Jean Bossennec

 Ci-dessous avec Mme De Mésanstourne

40 années de solitude progressive

 La maladie puis le décès d’Édouard survenu en 1978 après celui des deux grands mères a provoqué une nouvelle cassure, qui a conduit à une période d’isolement progressif de 40 années, les amies disparaissant les unes après les autres, même si la présence dans la maison du Docteur Kerinec, de son épouse et de ses deux filles, a comblé en grande partie le manque.

Les retrouvailles d’été ont heureusement permis d’atténuer cette solitude.