Version 5.0_Page 07-02_avril 2020

 

Allègre est la ville, où sont nés les parents de Paulette Garnier. Pour retrouver ses ascendants, il faut donc y aller.

Point de passage obligatoire

Allègre est une commune de la Haute Loire, qui est située au nord du Puy, entre les monts du Forez et les monts du Velay. C’était un passage obligé pour aller du Puy à Clermont Ferrand.

La ville est bâtie sur un col avec, d’un côté, la colline où a été construit le château et, de l’autre, un ancien volcan, appelé le mont Bar.

Entourée de murs à l’origine, la ville s’est peu à peu étendue vers le sud (le faubourg) autour de l’église à gauche sur la photo.

 

La potence

Le château ayant brûlé au 17ème, par suite d’un gigantesque feu de cheminée, les habitants ont récupéré les pierres pour construire leurs maisons. Il ne reste plus qu’une ruine appelée la « potence ».

La place Marchediale

 

La ville d’Allègre est traversée par une rue principale, orientée à peu près nord-sud avec une porte à chaque extrémité. La porte sud subsiste encore (la Porte d eMonsieur) ; Elle sépare la place du marché (place Marchedial ou Marchediale) du faubourg. Le cadastre napoléonien de 1823 montre bien la succession ininterrompue des maisons.

 

La charcuterie de Joseph Isidore Garnier, grand père de Mamie, était située place du marché (autrefois place Marchediale), où se trouvait les foires aux bestiaux. Les boutiques étaient apparemment toutes du même côté de la place, mais je ne sais pas où se situait réellement la charcuterie. Comme la ville est construite sur un col, la place est en forte pente. Au-delà de la porte (Portal du Ravel) on aperçoit le faubourg. L’autre grand père de Mamie, Jean Joseph Blanc (dit aussi François !), était marchand de vins dans le faubourg d’après le recensement de 1886.

 

Une autre vue de la place, prise tôt le matin avec, en face, une maison de notable.

Allègre ne compte plus aujourd’hui qu’un millier d’habitants, à la suite d’une érosion lente, qui a commencé dès le milieu du 19ème, où elle en a compté le double.

 

Lors du dénombrement de 1881 il n’y a déjà plus que 1661 habitants, donc 1045 au bourg et le reste réparti entre 13 hameaux.

Cette même année Crozon compte 908 habitants au bourg, le reste (7715) étant réparti dans un très grand nombre de villages. Les deux bourgs sont d’importance comparable. Ils ont à peu près le même nombre d’habitants par logement : 3,4 en moyenne pour Allègre et 3,5 pour Crozon. Par contre je n’ai pas vérifié, s’il y avait un marchand de parapluie à Crozon en 1881, comme on en trouve un à Allègre.

 

La situation d’Allègre fait penser à celle de Vermenton, ville d’origine des Saclé, qui a également perdu la moitié de ses habitants.

Comme dans beaucoup de cas similaires, le suivi des familles par l’étude des dénombrements est difficile, car on retrouve souvent les mêmes noms, notamment Garnier, Giraud…Par contre il n’y a qu’une seule famille Blanc en 1886, alors, que c’est un patronyme relativement courant dans la région.

Paul Garnier a débuté dans la charcuterie familiale avant de monter à Paris.

A Allègre je demande les Garnier

Ce qui surprend dans la collecte des informations sur la famille Garnier d’Allègre, c’est le très grand nombre d’individus et le nombre élevé de familles différentes, mais, finalement, on se marie peu entre cousins, contrairement à ce qui a été constaté à Kerloc’h.

 

Une grande partie des informations trouvées viennent des généalogies mises en ligne par Guy Boyer, qu’il faudra contacter, car il a probablement des informations complémentaires sur la branche Garnier.

Il faudrait aussi contacter Marc Pougeon.

 

La lignée Garnier est et reste dans Allègre ; ce sont des marchands, comme la grande majorité des habitants de la commune, réputée pour ses activités de commerce. Ce sont, pour une bonne part, des bouchers, des charcutiers, des marchands de bestiaux. Les Vignon sont également ancrés à Allègre.

On y reviendra.

 

Par contre, la plupart d’entre eux sont allés chercher leurs épouses dans des communes des environs plus rurales : Céaux d’Allègre, la commune, qui jouxte Allègre et Saint Geneys située plus loin. Il y a aussi Beaune sur Arzon, commune située plus au nord, près de Craponne, où Marie José Vial a trouvé plusieurs de ses ancêtres.

 

Ont-ils rencontré leurs futures épouses en allant dans les fermes acheter les bestiaux.

Les marchands du Marchedial

La grille de Paul Garnier a pu être élargie. Elle est devenue la grille 48, qui est construite autour des ascendants de l’arrière grand-père Joseph Isidore Garnier, charcutier à Allègre, Place Marchedial.

Tous les  ascendants sont originaires d’Allègre, à l’exception de la branche Giclon, cultivateurs de Beaune sur Arzon

 

Les professions des individus sont rarement disponibles ; il est indiqué toutefois, que les Vignon, Guelle, Nolhac sont des marchands installés à Allègre

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Ci dessous un extrait de l’arrêté concernant l’organisation du marché pour 1898.

On y retrouve des noms de famille connus. En remontant dans le temps il serait probablement possible de situer ces maisons, notamment au travers des dénombrements des populations réalisés au cours du 19ème siècle.

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6° Ceux des potiers, faïenciers sur la place de l’ancienne Mairie à la suite des boulangers.

7° Ceux des marchands de fruits et légumes ou plants de jardinage, sur la place à droite en descendant qui va de la maison Charretier jusqu’à la maison Nolhac.

Article trois

Les moutons se tiendront sur la place qui va de l’écurie de M. Grellet à la maison de Garnier-Coudert Frédéric et même jusqu’au lieu-dit les Côtes en descendant à la nouvelle Mairie.

Article quatre

L’emplacement réservé pour le marché des cochons et fixé sur la place au-dessus de l’église depuis la maison de la veuve Blanc Giraud jusqu’à la remise de Régis Coudert.

Article cinq

Le marché au fromage, beurre, oeufs, gibiers, volailles, etc. se tiendra dorénavant sur la place à gauche en descendant qui va de la maison Armand Guelle jusqu’à la maison des sœurs de Saint-François…..

Les Giclon

 

Le cas des Giclon est à mettre à part, car, si Rose est née à Allègre, la famille de son père vient de Beaune sur Arzon, commune située au nord, en direction de Craponne.

 

 

Le lieu de naissance de sa mère n’est pas indiqué, mais il est probable, qu’il s’agisse de Beaune, puisque le mariage a également lieu à Beaune.

 

En 1846 la famille Gisclon habite au n°1 du Portal du Ravel, où François Marie est aubergiste. Joseph Garnier, leur gendre, habite la même maison ; il est qualifié de marchand.

 

 

André Garnier, le boucher, habite au 4. Il, probablement le frère de Jean Baptiste, mais ce n’est pas évident, car les généalogies ne sont pas très bavardes. Il faudrait fouiller dans les tables décennales.

 

Les épouses des marchands

Pour parler des épouses des marchands il faut s’intéresser aux ancêtres de Marie Appolonie Pralong.

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Anne Estelle Garnier (1876-1935), fille de Joseph Isidore Garnier et de Marie Appolonie Pralong, a épousé Antoine Pougeon (1870-1925) le 5 janvier 1895 à Allègre.

 

Antoine Pougeon était alors représentant de commerce et domicilié à Arlanc, Puy de Dôme.

 

Sa généalogie a été faite par Marc Pougeon.

 

Dans le cas de Rose Gisclon on a un problème car il y a peu d’information sur elle-même alors, que c’est un patronyme relativement courant à Beaune sur Arzon. Un essai sera tenté un peu plus loin.