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Jacques Laé est né le 14 mars 1817 ; il décédera le 22 janvier 1910. Il aura donc traversé presque tout le 19ème siècle.

Il apparaît tout d’abord dans des reconnaissances de dettes ; la première date de 1836.
Ensuite on trouve son nom dans l’achat des biens de Laurent Derrien, provenant de la succession de Jean Derrien.

Jacques Laé et Marie Laurence Mérour se sont mariés le 24 juillet 1838. 

Comme son frère Allain, Jacques Laé a épousé une femme ayant 8 ans de plus que lui, puisqu’elle est née en 1809.

 

Il n’y a pas de documents citant le nom de Marie Laurence Mérour sans son mari, par contre elle figure à ses côtés dans la plupart des actes de vente. On la trouve aussi mentionnée dans la liste des propriétaires, qui a été dressée en 1866 à l’occasion du partage de la montagne de Lanillien.

C’est d’autant plus anormal, que, dans bien d’autres cas, les deux époux sont cités.

Jacques Laé est cité dans les actes jusqu’en 1870;  il est qualifié de charpentier, de cultivateur ou des deux, parfois aussi de menuisier. Il passera ensuite la main à son fils, Joseph Isidore Auguste,  Après le décès de ce dernier en 1875, c’est sa belle-fille, Véronique Quélen, qui gérera désormais seule les affaires et il n’apparaîtra pratiquement plus dans les documents, comme si la disparition  de son fils, puis, quelques années plus tard, de son épouse, l’avaient poussé à se mettre à l’écart des affaires. En effet Marie Laurence Mérour décédera le 5 novembre 1881.

Il ne faut pas sous-estimer non plus d’éventuels problèmes de santé.

Marie Laurence Mérour dans la grille 48-14

Avec Marie Laurence Mérour commence la saga des cousins de Kerloc’h, village où elle est née le 28 mars 1809. Curieusement certains documents la font naître à Penfrat, un village voisin, situé à proximité de la route du Fret, où sa famille a des attaches. Son père est Laurent Mérour (ou le Mérour, selon les documents) et sa mère (Marie) Madeleine Téphany.

 On va voir apparaître les problèmes de cousinage, mais finalement ils sont plus complexes, que ce que les premières grilles laissaient entrevoir. Pour cela il faut faire appel à la grille 48-14 (la date de mariage est erronée; il faut lire 24 juillet).

La grille 48-14 fait apparaître des liens entre les Familles Mérour et Quélen, notamment au travers des filles Téphany. Mais il y a aussi des Téphany et des Mérour du côté de Penfeunteun, un village, qui comptait 2 à 3 habitations tout au plus; il a aujourd’hui disparu, mais il se situait autrefois entre Penfrat et Saint Julien (voir la page 47-22 du chapitre 47).

Est-ce lors du pardon de Saint Julien, que le jeunes gens se sont rencontrés ?

A titre d’information la tombe de Jacques Laé et de son épouse a été transférée dans le nouveau cimetière de Roscanvel. On y trouve tous ses descendants y compris Marie Laé.

 

Auguste Laé et Véronique Quélen

Joseph Isidore Auguste Laé est né le 13 décembre 1843 à Trégoudan.

Il a choisi son troisième prénom comme prénom usuel. Dans les documents, qui le concernent, il est donc le plus souvent appelé Auguste Laé.

En 1865 il se marie avec Marie Louise Véronique Quelen, née en 1847. Elle a donc 18 ans.

Elle aussi, elle utilisera son troisième prénom et sera connue sous le nom de Véronique Quélen.

 

Curieusement dans la liste de « Prat Keranguyader » les trois prénoms d’ Auguste Laé sont cités, mais pas ceux de sa femme

Il faut d’ailleurs noter que Véronique Quelen sera appelée la plupart du temps sous son nom de jeune fille, rarement comme la veuve Laé, contrairement aux usages.

 
Elle est également originaire de Kerloc’h, où elle avait une ferme, qui était louée en 1866 à Pierre Kergroac’h.

 

Son mari décède très tôt, en 1875, à l’âge de 31 ans, non sans lui avoir donné deux fils et deux filles.

 

Les deux fils sont Jean,  né à Kerloc’h en 1866, et Auguste né en 1873, donc peu avant le décès de son père.

 

Les deux filles sont mortes très tôt : Marie Françoise, née le 11 juillet 1868 et décédée le 10 décembre 1874, enfin Victorine, née le 26 mars 1872 et décédée le 20 juin 1873.

 

A partir du décès de son époux Véronique Quélen a géré pratiquement seule ses biens propres et ceux de son mari jusqu’à son décès. Elle a géré aussi ceux de son beau-père, Jacques Laé.

 


Contrairement à Jacques Laé, qui a surtout acheté des terres, Auguste Laé, puis Véronique Quélen se sont attachés à acheter également des bâtiments, comme on le verra plus loin : Ty Bian en 1870, le Penty de Jean Thomas Keraudren en 1888 et Ty Maurice Téphany en 1889. Il s’agissait vraisemblablement de créer une seconde ferme à Trégoudan.

 


Véronique Quélen décède en1911, peu après son beau-père.

 

Véronique Quélen dans la grille 48-14

Par le biais des sœurs Téphany, Auguste Laé et Véronique Quélen ont donc des arrière-grands-parents communs.

 

Et ce n’est pas fini, comme on le verra dans la page suivante !!