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Les premières difficultés

On dispose de très peu d’informations pour lancer une recherche. Comme point de départ il y a les prénoms du grand père Saclé : Armand Louis, qui sont les mêmes que ceux de Papy, et le nom de la grand-mère Saclé, née Marie Clémentine Bancod et qui est originaire du val d’Aoste. Il semblerait aussi, que les ancêtres les plus proches aient été bourguignons, mais le nom « Saclé » se retrouve aussi en Lorraine.

Sur Google on trouve seulement mention d’Armand Saclé (Papy), au travers du livre, qu’il a écrit avec Michel Goldschmitt sur le marché à terme, et de son passage à Bruxelles aux Communautés Européennes de 1958 à 1968.

Un premier balayage sur le site Généanet n’a rien donné.

Un second balayage a permis de faire surgir une poignée d’informations, qui vont curieusement disparaître dans les mois, qui ont suivi. En novembre 2020 il y a beaucoup d’informations nouvelles mais celles, que l’on avait trouvé dans l’Yonne ont pratiquement toutes disparu. Il y a quand même la fiche matricule d’Armand Louis Saclé.

 

Armand Louis Saclé (le père)

 Découverte début novembre 2020, elle vient confirmer quelques  références trouvée sur Généanet mais disparues ou qui ne bénéficient plus de l ‘accès libre Il manque sur la fiche matricule des informations sur son mariage avec Marie Clémentine Bancod.

 Le recensement de 1911 donne les années et lieux de naissance. Le frère aîné de Papy est déjà né : René, celui que Papy a toujours appelé « le grand », même vers la fin  de sa vie

La liste des électeurs de 1911 donne même la date exacte de naissance. On y voit surtout deux Maurice Saclé, probablement le père et le frère.

Le père est né à Vermenton dans l’ Yonne.

 Le registre du recensement militaire de Saint Denis pour l’année 1903 confirme la date de naissance d’Armand Louis Saclé et donne surtout le nom de sa mère : Aimée Eugénie Marie Jacquette, que l’on retrouve sur la fiche matricule.

L’acte de mariage de ses parents a été retrouvé. La date : le 5 mars 1881, le lieu : la mairie du 8ème arrondissement de Paris car l’épousée habite rue de Constantinople.

L’immeuble est toujours là mais il a belle allure

On a donc un point de départ; il suffit maintenant d’aller à Vermenton pour la branche Saclé et à Parigny pour la branche Jacquette.

Les vignerons de Vermenton

 Vermenton est une commune de l’Yonne, située entre Auxerre et Avallon, pas très loin de Chablis. Elle est traversée par l’ancienne nationale 6, point d’abreuvage obligatoire à 200km de Paris, à la fois pour les véhicules et pour les conducteurs en route vers le Midi. Aujourd’hui l’autoroute a canalisé le flux et Vermenton s’est repliée sur elle-même ; il n’y a plus que 1400 habitants environ mais il y a tout de même un collège.

Au début du 19ème siècle la population  était deux fois plus importante et la commune vivait resserrée à l’intérieur des restes d’une enceinte fortifiée.

Il reste encore une tour devant laquelle passait la nationale 6 réduite aujourd’hui au rang de départementale.

Sur une population totale de 2714 habitants, il y avait, en 1851, 799 ménages, dont 155 cultivateurs propriétaires et 306 journaliers (vignerons, laboureurs..). 60% de la population au moins vivait de la vigne, sans compter tous les métiers périphériques.

 Une différence notable par rapport aux familles bretonnes : le faible nombre d’enfants puisque le ratio population/ménages dépasse à peine 3 alors que l’on dépasse souvent un ratio de 5 en Bretagne.

Edme Saclé habite au 30 rue Saint Vincent

 Les Saclé sont des vignerons, mais l’information varie d’un document à l’autre. Dans le recensement de  1851 Edme Saclé (le père de Maurice) est distillateur (bouilleur de cru ?). Le grand père est tonnelier. En fait ce sont des ouvriers agricoles.

 La rue Saint Vincent existe encore et au 30 il y a une petite maison et un hangar. Est-ce bien, ce qui abritait autrefois la famille Saclé ?

Les maisons voisines sont en meilleur état. Au 28 l’entrée de la cave donne sur la rue.

Pourtant cela ne colle pas, puisque lors de dénombrement de 1851 il y a des numéros supérieurs à 30

 Heureusement c’est un plan d’alignement datant de 1843, qui va donner la clé du mystère: la numérotation a changé entretemps. La maison, qui portait le numéro 30, a désormais le numéro 20 mais la maison a aujourd’hui une drôle d’allure.

A noter ici encore l’accès à la cave du 22. Il ne faut pas oublier, que l’on est en pays de vin.

 La grille 48A8 de Maurice Saclé

 Dans les précédentes versions il y avait des grilles « 37 » au lieu de « 48 » pour compenser le manque d’informations. On revient maintenant au cas général avec une grille 48A8 pour Maurice Saclé ; il y aura une grille 48A9 pour Aimée Eugénie Marie Jacquette dans la page suivante.

La généalogie des Saclé est relativement pauvre. En fait il n’y a que la branche « Joudelat », qui semble un peu plus étoffée. Et encore ce sera plutôt la branche « Bridé », qui donnera le plus d’éléments. Cela sera abordé dans les pages « Termaji » au chapitre 10.

 Seul point positif : tout le monde est né, a vécu et est décédé à Vermenton. Il suffit théoriquement de lire soigneusement les BMS pour récupérer les informations manquantes, du moins si elles existent car les BMS ne sont pas toujours très généreux.

Un point à souligner : le grand nombre d’hommes prénommés EDME ; pour les femmes on trouve également assez souvent EDMEE.

 Que dire des lorrains ?

 A côté des Saclé de Vermenton, il y a des Saclé près de Verdun dans une commune appelée Azannes (ou Anzannes).

 Les généalogies lorraines récupérées sur Généanet s’arrêtent avec Nicolas Saclé, né le 22 août 1716 à Anzannes. Pour trouver un raccord entre les deux filières Il faudrait retrouver l’acte de naissance de Jacques Saclé, si possible dans les BMS de Vermenton.

 Les Saclé d’Azannes sont identifiés parfois sous le patronyme « Sacques » et même « Jacques ». Ils sont originaires d’Annecy.

 Une page leur sera dédiée un peu plus tard, si cela se justifie