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Comment aborder la famille Le Lann

Il y avait deux solutions : commencer par les générations 7 ou 8 ou commencer dans l’autre sens par la génération 4. Comme il n’y a pratiquement pas de documents écrits, on va remonter dans le temps. En effet, même si la famille JOUIN était réputée pour son aisance, il n’y avait peut-être pas la même attirance pour les terres, que la famille Laé-Mercier. Il est possible aussi, que les documents familiaux, s’ils ont été conservés, soient alors restés aux mains des deux sœurs de Pierre Le Lann.

Par contre il existe une généalogie descendante de la famille Jouin, qui a été faite par  Gérard Jouin. Enfin il y a les informations recueillies auprès de Madame Kerampran, récemment décédée ; si elles sont intéressantes, elles contiennent cependant quelques erreurs ; cela s’explique essentiellement par l’utilisation d’un petit nombre de prénoms différents et l’existence de nombreux mariages croisés entre les familles Le Lann et Jouin

Dans l’extrait de l’acte de naissance de Pierre Le Lann c’est sa tante Jeanne Yvonne Mérour, qui déclare l’enfant, puisque le père, Jean Marie Le Lann  est absent.

Elle habitait le village de Kerguinou, vers les Capucins. Ce village semble être le centre d’une partie de la famille Le Lann ; on y reviendra.

La grille 48-12 de Jean Marie Le Lann

La grille 48 construite à partir des éléments recueillis précédemment a été revue à la lumière des informations collectées sur le net, mais toutes les informations  n’ont pas toutes été reprises en raison notamment des incertitudes sur certaines filiations.

Il y a, par exemple, le cas de Marie Penfrat, qui ne figurait pas sur les généalogies mises en ligne, du moins les plus anciennes. Pourtant ses parents sont bien indiqués sur l’acte de mariage. Elle est née le 17 avril 1797 à Trégoudan 1797.  Elle apparaît sur les actes de Crozon sous le nom de Dominique Penfrat. Sur un autre elle est Perrine et sur un troisième simplement Marie. On y reviendra. La grille ci-dessous n’a pas été corrigée.

Par ailleurs les remariages n’ont pas toujours été identifiés clairement par les internautes

Deux remarques importantes :

La branche Le Lann vient de Loctudy (on trouve aussi Pont l’Abbé dans un acte de décès) et la branche Allanou de Plovan, deux communes, qui font partie du Pays Bigouden. Le reste des ascendants est originaire de Roscanvel, du moins dans la limite de la grille. 

Parmi les ancêtres de Roscanvel il y a apparemment aussi deux familles Penfrat et deux familles Thépault, mais ce n’est pas si simple.

Il est né le 5 novembre 1860.

Il a été dispensé du service militaire dans l’armée car il était inscrit maritime (n°526/Camaret), mais il a quand même fait toute sa carrière dans la marine et a fini second maître. En 1910 il est en retraite, comme l’indique l’un des documents.

Il a épousé Jeanne Louise Jouin le 22 avril 1888. La photo ci-dessous, qui est dans la cage d’escalier de la maison de la cale (Ker Diskuiza), est en fait composé à partir de deux extraits de la photo du  mariage de Louise Le Lann.

 Il est probable, que les décorations, qui ont été conservées, soient les siennes mais ce n’est pas certain.

On vérifie sur la photo:

 les décorations sont plutôt celles de Pierre Maudire

Sur la photo, qui a été prise devant l’églide de Roscanvel,  on retrouve Pierre Le Lann et son frère Paul, tombé devant Verdun.

Combien d’autres auront disparu 5 ans plus tard ? Louis Maudire s’en est sorti mais gazé.

Il faut noter le faible nombre de coiffes.

Ceci dit, il n’y rien d’autre concernant Jean Marie Le Lann.

Marie Jeanne Louise Jouin

 

Avec Marie Jeanne Louise Jouin on rentre dans l’incertitude. En effet l’ordre des prénoms varie souvent et parfois même il y a seulement Jeanne ou Louise. On aura le même phénomène avec la grand-mère Capitaine.

La famille Jouin

 

Jusqu’en 1861 la famille Jouin habitait à Penaros, tout au bout de la presqu’île. Puis Louis Jouin vient habiter au bourg de Roscanvel, probablement une maison appartenant aux parents de sa femme, Marie Louise Stéphan. Est-ce la maison de la rue de la Mairie , où Jeanne Louise Jouin a élévé ses deux garçons et ses deux filles, du moins jusqu’à la construction de la maison neuve derrière l’école des filles, qui est devenue aujourd’hui la Mairie de Roscanvel ? L’exemplaire du partage de 1931, que nous avons, ne comporte, que la partie attribuée à Pierre Le Lann (page 19-42).

 

La famille Jouin a fait l’objet d’une recherche généalogique très détaillée. Le document rédigé par Gérard Jouin est une généalogie descendante. Il y a certes tous les frères et sœurs, les conjoints, mais pas les ascendants de leurs conjoints. Elle va cependant servir de guide.

 

La famille Jouin trouve son origine à Argol avec Pierre Jouin né vers 1620 (11ème génération).

 

Un autre Pierre Jouin vient à Roscanvel vers la fin du 18ème siècle, probablement pour travailler, lui aussi, à la réalisation des lignes de Quélern.

 

L’un des ses fils, Corentin, épouse Marie Jeanne Le Lann de Roscanvel. Deux de ses arrières petites-filles vont épouser deux frères : Jean Marie et Joseph Marie Le Lann. Les liens entre les familles Jouin et Le Lann sont donc étroits, tout comme ceux entre les Penfrat et les Le Lann.

La grille 48-13

 

Comme pour les autres branches il est tentant d’établir une classification « SOSA », malgré les nombreuses difficultés rencontrées.

 

Le problème est surtout dans l’identification des personnes sans le soutien des BMS ; en effet on a la cas de Marie Jeanne Louise Stéphan.  On ne trouve pas sa trace dans les dénombrements: par contre on a Jeanne Louise Marie Stéphan, née le 22 janvier 1828, les mêmes prénoms et dans le même ordre que ceux de mon arrière grand-mère Jouin.

 

De même, si on ne trouve pas de trace du mariage de ses parents : Alain Stéphan et Marie Jeanne Le Bras, on a celui du 7 juin 1818 entre Alain Stéphan et Marie Jeanne Carn.

Est-on en présence d’une erreur de transcription dans la table décennale?

 

Il est possible aussi qu’il y ait des confusions entre personnes homonymes. Il ne faut pas exclure non plus la possibilité de mariages célébrés à Brest.

Si les Jouin viennent d’Argol, le reste de la branche semble être originaire de Roscanvel avec des patronymes connus : Carn, Thépault, Herjean , Madec, Goascoz…

Sur une population de l’ordre de 700 habitants à la fin du 18ème siècle, il est probable que l’on va se retrouver entre cousins plus ou moins éloignés.

Il doit y avoir également un lien avec la famille Téphany.

Effectivement Marguerite Madec, épouse d’Alain Stéphan, et Marie Magdeleine Madec, épouse de  Mathieu Téphany, sont deux sœurs. Leur frère, Bernard Madec, est l’un des ancêtres d’Hyppolite Madec, ancien maire de Roscanvel.

Tous cousins, je vous dis….

Il reste à creuser un peu plus du côté de Jeanne Louise Marie Stéphan (toujours les 3 mêmes prénoms)

Il faudra aussi compléter les éléments sur les ascendants de Marie Guillemette Salaün

Les 7 cousins et (cousines)

Qui est sur la photo ? Faute de légende il faut se résoudre à faire des suppositions.

Par exemple on aurait les quatre enfants Le Lann :

Pierre, Paul, Louise et Marie Joséphine

On aurait aussi Louis Maudire.

Il reste deux garçons ; s’agit-il des enfants d’Augustine Jouin ? On se souvient, que Paul Le Lann est né chez elle, 21 rue Armorique à Recouvrance. C’est probable car ils sont habillés de manière identique mais, dans ce cas, il manque Juliette.

Juliette Le Lann est née le 29 novembre 1901 au 32 rue Armorique. Son père, Joseph Marie Le Lann est un cousin de Jean Marie Le Lann, le grand-père de Pierre.

La photo doit dater de 1902-1904

Qui est la personne en coiffe ? Marie Jeanne Louis, Adeline ? Augustine ? Il est peu probable, qu’il s’agisse de la grand-mère Jeanne Louise Marie Stéphan car elle est née en 1828. C’est vraisemblablement Marie Jeanne Louise Jouin, la mère de Pierre, qui est née en 1864.