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Avec Marie Jeanne Péran on rentrait aussi dans une nouvelle famille, celle de Théo Péran car j’avais cru comprendre, que Théo Péran, qui tenait un magasin de quincaillerie rue Jean Jaurès, était un cousin de Célestine Potin; c’était d’ailleurs un fournisseur incontournable, du moins dans les années 50.

En fait ce n’est pas si simple.

C’est la demande de renseignements faite sur internet par M. Elard, qui a finalement tout déclenché.

Son père cherchait à retrouver ses ancêtres et il a donné quelques noms et des dates. Le point de départ c’est Théo Péran, quincaillier au 58 rue Jean Jaurès

Ensuite on trouve sur généanet une référence au fonds de l’étude Podeur :Fonds de l’étude Poder, notaire à Brest (103 J) Péran, Théophile, quincailler à Brest. (103 J 189 – 1919)

Il doit s’agir du père de Théo, compte tenu de l’année. E
ffectivement Théophile Joseph Péran est décédé le 2 octobre 1937 (voir la Dépêche du 3 octobre) ; son épouse était Marie Prigent.



A partir de là on va retrouver l’acte de mariage de Théophile Joseph Péran et de Marie Françoise Prigent. La cérémonie a eu lieu à Brest en 1903. En marge il y a bien la notation du décès.

De la même manière on remonte à l’acte de naissance de 1878, sur lequel le mariage est bien indiqué.

Jean Péran, son père, est débitant, rue Algésiras.

Or M. Elard parle dans son message d’un grand-père, qui serait né à Saint Pol de Léon vers 1880.

On remonte alors à l’acte de décès de Jean Péran, qui est né à Mespaul, fils de Jean Péran et de Françoise Craignoux.

On retrouve donc ici la commune de nos ascendants Péran.

L’acte mentionne la date du mariage : 1871 ; l’acte est disponible .Le mariage a lieu à Brest. Cette année-là Jean Péran habite effectivement Saint Pol de Léon.

Et il y a aussi l’acte de décès de son grand père Jean Péran (1847), toujours à Mespaul.

Jean Péran serait né vers 1790. En remontant encore plus loin on arrive enfin à Guillaume Péran et Jeanne Keraudren.

On a déjà Guillaume Péran époux d’Anne Léost, et Guillaume, époux de Marie Quéau, tous deux nés vers 1749, plutôt du côté de Plouénan, et voici qu’arrive maintenant un troisième couple avec Guillaume Péran, époux de Marie Françoise Keraudren. Cela fait beaucoup. Comme les deux précédentes épouses sont toujours vivantes en 1790, on est bien en présence de 3 lignées différentes et on n’a toujours pas trouvé de lien entre Théo Péran et nous.

Point à garder en mémoire : Saint Pol de Léon et probablement Mespaul faisaient autrefois partie de Plouénan, ce qui peut expliquer les incertitudes sur les noms des communes.

Est-ce le nom seul, qui a créé cette illusion de parenté ?

Par ailleurs, qui étaient donc ces cousins Péran, Serge et Lorette, que j’ai rencontrés à Paris en 1963?